Flash fureur d'effroi déchirant l'exil secousse d'alcool aux yeux fermés flesh amère qui pousse le murmure jusqu'au hurlement zébré d'or ahan du cœur battu en son zénith plus fort haine et hargne échevelées vers une fontaine d'amour à vif orgie des odeurs...
Je veux le rouge du sang et le blanc de la neige le noir de la nuit et le vert de l'espoir dit la Vie Je veux la musique des sphères et l'écho du bonheur l'énigme du sphinx et le sourire de l'enfance murmure le Rêve Je veux le marbre des statues et l'aile...
Et tes cheveux jetaient à la nuit ces étoiles qui ne peuvent mourir Et tes yeux désarmés ravissaient la ferveur où les mots se dévoilent Et ta bouche épuisait au mistral essaimés les plus limpides miels Et tes bras comme fleuves roulaient tous les trésors...
Vieilleries modernes s'esclaffe la catin au masque d'ange A l'abandon les mots sont ternes La raison régicide pue la fange La raison ce trottoir où je baise en vous faisant brailler au diable Ne vous déplaise me sourit votre âme irrémédiable. Et me sourient...
Entre les rousses ronces du jour quelles fleurs poussent et quel amour Un ruisseau roule bleu comme sang où l'or s'éboule éblouissant Au bord se dresse à même un ciel qui le caresse l'arbre de miel Jusqu'à la moelle du souvenir l'herbe dévoile son vif...
C'est le vent dis-tu qui déflagre Or dans la chambre où le siècle est à vomir tu bois tequila sur tequila et ton regard chavire au milieu des parfums moisis alors qu'une statue s'avance vers toi auréolée de serpents Tu ris et pousses un long hurlement...
Je l'ai revue cette pure magie qui enchanta ma mémoire d'enfant Le clair-obscur y déploie son génie avec le Rêve à jamais triomphant Je l'ai revu ce Château du mystère où mille bras-candélabres soudain vont éclairant le visage d'un père qui ose prendre...
L'épouse se souvient Il y eut dans le bar des alcools échangés comme fortes promesses et tel sourire offert ambroisie et nectar avec à fleur de peau ébauches de caresses Il y eut des soupirs alors que des secrets affleuraient effleuraient un début de...
Lugubre sous le faix des rires vains il sort de sa chambre crissante de démons Dehors la nuit est pure et chaude Il marche droit sans âge sans connaître le sel de tel ou tel visage qu'il croise obscurément Des bribes de printemps brisent ces années violentes...
Atonie des regards Le sida qui circule traverse les bonheurs trempés de désespoir Les rêves balisés bivouaquent dans le noir et nous rions L'amour se voudrait libellule Dans les rues les forçats vont fantasmant Hercule s'abouche à des pubis de filles...
Nul le superbe aux yeux aveugles qui sait les lumières de ce monde arguant de ses visions commentant la plus lointaine étoile preuves à l'appui la raison raisonnante bardée de x et de y jugeant jaugeant sourire aux lèvres rouges limaces qui toujours bavent...
Altière donc mais docile aux plaisirs je t'ai connue vivant dans l'agonie d'amour avec cette révolte du cœur-poussière et cette voix déchirée-déchirante qui fait don au silence de son deuil quand chaque baiser mord jusqu'au sang le siècle puis l'outrage...
Le poème est ambroisie Parlant VRAI sous l'hérésie qui distille son poison il dénonce l'horizon de nuit grise et de pluie sale L'âme y brûle viscérale pour former le mot qui meurt dans l'éclat de sa rumeur vers le feu de la genèse Il fait resplendir la...
Dans les gravats où se déchaîne l'aboiement noir des souvenirs danse une femme qui égrène rêves passions gloires désirs Son long regard franchit l'espace qui vous sépare des jadis Comment n'y voir comme un rapace s'enivrer du parfum des lis D'ailleurs...
Ce jour-là je contemplai la faulx et ses mille diamants noirs en train d'accaparer la jouissance des grappes pour des noces de sang Frémissant dans ma chair devant les mâchoires rouillées du destin près des châteaux à venir abolis dans leur poudre certaine...
Jambes ouvertes es-tu femme-fille fille- déesse L'astre au zénith que nous voyons noir hennit et la poudre sur quoi nous marchions brille intensément cruellement Il n'est d'espoir qu'en ta plaie originelle que ta main flatte pendant que ta bouche rouge...
Quelles phalènes viennent s'embraser quand vos deux ventres se prennent A même le sol les ombres glissent découvrant une peau comme immatérielle à force d'être voulue désirée violentée forcée brûlée broyée et le vent là-bas qui fait rage n'égale pas le...
Egaré sans espoir dans les dédales retors du destin Aspiré par les sables de l'absence grise Criblé de mots s'écoulant dans un silence clos sur lui-même Livré aux stériles remords Traqué jusqu'au suicide par les ailes d'airain de l'oubli Drogué de vertiges...
Je tu il ou elle Derrière les façades couleur azur s'enchevêtrent autant de pensées que de péchés Quelle hécatombe aux dieux du futur Je tu il ou elle L'herbe pousse entre les pavés entre les paroles que des lèvres crachent L'asphodèle éclôt dans les...
C'est l'oubli qui pousse les quatre saisons le sable et la cendre avec nos amours Ainsi va la vie Ainsi va le vent Passent nos visages devant les miroirs sourires ou larmes cheveux blonds ou blancs Ainsi va la vie Ainsi va le vent Le cœur prend les rides...
Vous en souvenez-vous Sur une plage qui n'avait de nom encore impolluée par pétrole et touristes elle jouait à faire glisser des filets de sable entre ses seins Grave plaisir assurément puisqu'à la sensualité sans équivoque dont témoignait l'arrogance...
Or devinez qui met à sac vos mille temples Soleil vessie du jour une aiguille suffit pour crever ton bonheur dans la graisse confit Et toi minus habens que les démons contemplent sache dans les gravats de l'orgueil ton néant et l'enfer des vertus que...
Aux branches d'arbres quels lambeaux d'étoffe ou de viscère pense l'homme qui semble avancer au ralenti sous les étoiles aveugles Vêtu du seul silence des rêves morts il fixe devant lui la noirceur de vivre puis tombe à genoux dans une flaque d'un rouge...
De ses cheveux d'un noir cor- beau je vanterai le so- leil près duquel se tor- dent les bonheurs Aucun so- mmeil dans ses yeux où s'enrou- le un désir hautement fé- erique puisque s'y trou- vent ô mystère confe- ssées la prêtresse et la pu- tain Que dire...
Le bonheur envahi par les asphodèles maudit chaque mémoire Les lunes vont roulant dans le labyrinthe de nos veines où les paroles pourrissent Les baisers béent de baves à la gueule des statues de centaures ou de sirènes Les jours traversent le miroir...