Lugubre sous le faix des rires vains il sort de sa chambre crissante de démons Dehors la nuit est pure et chaude Il marche droit sans âge sans connaître le sel de tel ou tel visage qu'il croise obscurément Des bribes de printemps brisent ces années violentes...
Lire la suiteEntre les rousses ronces du jour quelles fleurs poussent et quel amour Un ruisseau roule bleu comme sang où l'or s'éboule éblouissant Au bord se dresse à même un ciel qui le caresse l'arbre de miel Jusqu'à la moelle du souvenir l'herbe dévoile son vif...
Lire la suiteC'est le vent dis-tu qui déflagre Or dans la chambre où le siècle est à vomir tu bois tequila sur tequila et ton regard chavire au milieu des parfums moisis alors qu'une statue s'avance vers toi auréolée de serpents Tu ris et pousses un long hurlement...
Lire la suiteC'est l'oubli qui pousse les quatre saisons le sable et la cendre avec nos amours Ainsi va la vie Ainsi va le vent Passent nos visages devant les miroirs sourires ou larmes cheveux blonds ou blancs Ainsi va la vie Ainsi va le vent Le cœur prend les rides...
Lire la suiteQuelles phalènes viennent s'embraser quand vos deux ventres se prennent A même le sol les ombres glissent découvrant une peau comme immatérielle à force d'être voulue désirée violentée forcée brûlée broyée et le vent là-bas qui fait rage n'égale pas le...
Lire la suiteCe fut la nuit Ce fut le vent Ce fut l'absence Sur le chemin désert la lune au teint plombé attendait qu'un amour achevât son errance Un homme à quelques pas n'était-il point tombé Une ombre assurément à demi perceptible d'où s'échappa soudain comme un...
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