Derrière vos pensées où les mots s'amusent les abysses vrillent le silence Oserez-vous y trouver un visage le vôtre mais traversé par la danse macabre des méduses éclairant seule quelles ténèbres En ces lieux qui vous dénient avenir et passé perdent sens...
Porte refermée Disparu le jardin sous le souffle noir Feuille après feuille croit-il entendre en rêve celui devant qui s'ouvrirent mille chemins En deuil les souvenirs se forcent à sourire essayant de voir les visages qui s'estompent Seul avec soi et...
Photo après photo le passé défile Vertigineusement ces jours t'obsèdent qui ont fui Demain n'est rien qu'une suite de phonèmes Dans la chambre où ton cœur s'obstine tel sourire devient la noirceur même d'un gouffre Où es-tu d'ailleurs sinon dans un espace...
Initié par riche grâce au voyage il témoigne en ce val d'exil obscur de la vérité sur la croix sauvage Loin du siècle sa main trace au futur un signe à suivre afin de comprendre le seuil comme un buisson de flamme sûr Et le souffrir d'abord rejoint la...
Il y eut un château qui n'était point de sable Le soleil y donnait comme un regard d'enfant Une lune argentait le rêve triomphant On y trouvait le pain et le sel sur la table toujours dressée pour qui chercherait un abri S'y côtoyaient un roi et le plus...
Cœur-phalène loin de toi l'héliotrope mais plutôt la flamme qui s'élève aiguë de ses yeux aux couleurs multiples ses yeux que de longs cils noirs protègent ou mieux révèlent dans leur fièvre et ferveur alors que ses lèvres parfois se desserrent pour laisser...
Elle nous fit l'amour Elle nous fit la guerre Elle nous fit guerre et amour Sous les spots de la nuit qu'un désir réverbère Sous les regards du petit jour Nous suffisait sa voix qui fusait en poèmes La voix du miel La voix du sang Un glaive étincelait...
Je te regarde et la nuit devient un pur cristal Je te regarde et le vent a le parfum du souvenir Je te regarde et le silence murmure un seul nom Je te regarde et la beauté du monde expire Je te regarde et les siècles affirment l'éternel instant Je te...
Politicards-racailles le vent souffle plus froid et plus fort sur vos gueules turpides d'où n'est jamais sortie parole de vérité. Larbins du Moloch européiste les yeux rivés sur le CAC 40 vous avez désappris le bonheur simple de vivre la beauté d'un sourire...
Orgue des organdis à fleur de souvenir ange ouvrant dans la fange une loi souveraine chevelure du ciel musique de sirène forêt où des loups blancs hurlent à l'avenir parfums sous tel secret douloureux qui s'épanche visons frissons regards à perte d'horizon...
Et la maîtresse de céans mériterait d'être statue sur fond de nuit ou de néant quand la beauté même s'est tue Athée elle aimerait un dieu qui accepterait d'être un homme L'habillerait un deuil radieux faisant crouler jusqu'à Sodome Dans son sourire sans...
Le miroir crispe son attente sur la flottaison livide du corps sur la transpiration du mensonge par la bouche déchirée et sur le sang noir des yeux ouverts Il fait nuit sous le soleil Il fait noir sous le néon du néant dans le cheminement des herbes empoisonnées...
Après que nous aurons atteint la nuit des corps et longtemps amassé de rides souveraines après que nous aurons fait le tour de nos peines presque effacées déjà éclateront les cors en la vieille forêt où veille une licorne aux yeux de jeune fille et d'immense...
Le sable a roulé dans le sablier les photos de l'album ont jauni les feuilles ont taché de rouge l'allée du parc le rêve a tourné au cauchemar la statue de Vénus a été mutilée les parfums du cœur se sont évanouis le chemin s'est effacé entre les herbes...
Ma tête est de mort qui roule sous le hangar des saisons pluvieuses Mes yeux sont de vide collés contre une vitre impénétrable Ma langue est de poussière où s'enroulent des mots qui sifflent l'étendue vaine le hurlement torride des soifs Mes bras sont...
Voici l'oiseau qui ne doit plus voler voici la fleur qui n'a plus de sourire voici l'azur de plus en plus voilé voici la joie qui ne peut plus se dire Voici le feu qui ne s'enflamme plus voici la mer qui n'est plus qu'une tombe voici le vent désormais...
Epousé par la plus chaude Fille aux seins roses ébloui par l'orgueil subtil de Son miroir travaillé par la scatologie des jouissances écartelé par tout ce qu'il ose entrevoir envahi par les litanies de l'insolence forcé par le désir qui se prend à son...
Glissèrent la ténèbre et le vent la colère et les feuilles d'une âme seule en son feu muet Tombèrent les écailles souillées des heures sans pardon pleines des morts futurs qui naissent dans nos yeux délivrés par l'amour Qu'attendais-tu ô fou d'étoiles...
Longue-lentissime elle effluve l'amour enciélée d'or enacrée semble-t-il songeamment mais dans cette heure dont la fiévreur haleine Oui hors-fable elle dithyrambe oeilladée ce qui profuse avec tel mourir proche qu'elle ingénie la chair angélisée Qu'il...
Au temps qui fuit demeure qui tu es Ne laisse pas le vent s'instituer maître de vie et seigneur de ton âme Sache la mort en toi-même tuer * Néant cet or vanité cet albâtre pénètre-t-en Froidit bientôt dans l'âtre le cœur la cendre Y croire est aussi nul...
Loin de ces lambeaux qu'on vénère et des prosaïsmes torchés légions d'honneur discours hochets hors des soleils mâchés crachés lorsque bien-être et loi prospère citoyennement font la paire par-delà ce qu'il faut qu'on pense selon la morale du jour ciel...
Des rafales de nuit sur la Terre et nous voici aussi nus que la mort sans rien savoir de plus qu'au premier jour voyageurs de nulle part dans les cercles d'oubli entre gouffre d'un passé vertigineux et abîme d'un illusoire avenir absents à nous-mêmes...
As-tu envie de vivre ici béant aux publicités politiques caressé par ces pensées qui pensent bien Demain est un mot vide engouffrant comme un trou noir ce que tu crois être Face au panthéon des chiens et des truies gare à toi homo sapiens-minus habens...
Près de la pyramide saccagée les grands sphinx que ronge l'absence reçoivent des visiteurs sans visage dont l'appareil photographique tient lieu de mémoire Plus loin dans cette ville hantée par l'ennui les vitrines reflètent une lune verdâtre entre le...
J'écris avec mes larmes le saccage des saisons violentées à mort et les décombres au seuil de l'absence J'écris avec ma sueur le regard exilé qui s'affole et l'outrage prisonnier de sa nuit J'écris avec ma salive le vertige de naître et de pourrir et...