Par M. de Saint-Michel
C'est l'oubli qui pousse
les quatre saisons
le sable et la cendre
avec nos amours
Ainsi va la vie
Ainsi va le vent
Passent nos visages
devant les miroirs
sourires ou larmes
cheveux blonds ou blancs
Ainsi va la vie
Ainsi va le vent
Le cœur prend les rides
de son propre deuil
consumant nos rêves
au bord du chemin
Ainsi va la vie
Ainsi va le vent
Les siècles enlisent
notre corps transis
et les heures glissent
contre l'horizon
Ainsi va la vie
Ainsi va le vent
Plus rien ne demeure
pas même un parfum
dont la froide absence
nous couche au désert
Ainsi va la la vie
Ainsi va la mort
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