Vous en souvenez-vous Sur une plage qui n'avait de nom encore impolluée par pétrole et touristes elle jouait à faire glisser des filets de sable entre ses seins Grave plaisir assurément puisqu'à la sensualité sans équivoque dont témoignait l'arrogance...
Lire la suiteAu temps de Phoebé n'as-tu pas connu la rose si vive d'amour Son parfum brillait entre tes bras comme un rêve soudain prenant corps Et sur des seins clairs tes lèvres burent l'ivresse des quatre saisons Hécate depuis gorge de sa chair de cendre tes sombres...
Lire la suiteCe jour-là je contemplai la faulx et ses mille diamants noirs en train d'accaparer la jouissance des grappes pour des noces de sang Frémissant dans ma chair devant les mâchoires rouillées du destin près des châteaux à venir abolis dans leur poudre certaine...
Lire la suiteIl y avait dans la plaine ocreuse un arbre qui était un sceptre haut levé qui était une flamme d'or et de pourpre qui était un phallus d'arrogante jeunesse Il y avait par le sentier un parfum à vif qui était une danse d'abeilles qui était un cri estival...
Lire la suiteDe ses cheveux d'un noir cor- beau je vanterai le so- leil près duquel se tor- dent les bonheurs Aucun so- mmeil dans ses yeux où s'enrou- le un désir hautement fé- erique puisque s'y trou- vent ô mystère confe- ssées la prêtresse et la pu- tain Que dire...
Lire la suiteQuelles phalènes viennent s'embraser quand vos deux ventres se prennent A même le sol les ombres glissent découvrant une peau comme immatérielle à force d'être voulue désirée violentée forcée brûlée broyée et le vent là-bas qui fait rage n'égale pas le...
Lire la suiteL'escalier noir combien nous le montâmes d'où s'élevait parmi tant de crachats un remugle d'asphodèles Des chats miaulaient comme pour mieux capter les âmes Orange une lueur livrait les ombres à quel vertige À quelle angoisse alors que des soleils en...
Lire la suiteDessous la chair de femme qu'il fait si bon toucher, il y a un squelette. (Eugène Guillevic)
Lire la suiteZénith où le soleil est cloué voici la plus belle je le dis sans craindre sifflets ou sarcasmes celle aux parfums d'héliotrope et de lys celle qui de ses yeux ardents franchit les bornes celle dont la grâce ne quémande rien mais découvre à même le désert...
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