Le matin s'ouvre et sa lumière où l'aphrodite lentement déploie son charme en un serment d'aimer toujours plus franche et fière Il n'est besoin d'une autre gemme que la brillance de son corps faite d'un miel proche de l'or où se reflète l'amour même Et...
Je t'aime Un baiser lancinant s'invente qui s'irise Je t'aime J'ai tout brisé pour construire cette église Je t'aime Dehors la pluie peut battre la pierre grise Je t'aime Le miracle à mon rêve s'aiguise Je t'aime Que le soleil dans l'ornière agonise Je...
Et les guerres gueulèrent d'angoisse avec les songes sur fond de ciel mais un ciel très soudainement ivre qui avait la couleur de l'exil Et les bijoux s'unirent aux larmes alors que la procession des nuits fascinait les fièvres vagabondes et le dernier...
À sa lèvre le rouge était lumière exacte mais son rêve ambigu faisait fi du réel Sa voix mêlait au miel la brûlure du sel Entre elle et nos soleils s'était brisé le pacte Car superbe elle œuvrait à ce que mille éclairs illustrassent la nuit et qu'une...
L’éventail vole à tous les vents. Au silence des morts, un parfum de glycine épouse le sentier. (Vos bonheurs décevants fuient devant la fièvre assassine !) « De braise est juillet » dit soudain la veuve aux yeux d’onyx dont le regard traverse les rêves...
Imaginez vous dis-je un regard comme foudre entre Méduse et Béatrice Le cœur de braise crie et gît le corps en poudre Ambiguïté d'un tel délice vous écrierez-vous là quand les yeux d'outre-rêve exigent ou lors interdisent Y éclosent pourtant la rose et...
Étoiles de Van Gogh exultez éternelles Que mes deuils ne les cèlent aucune ombre nul fog À noter sur mon blog quand leurs rayons excellent et renvoient aux poubelles l'or de Gog et Magog Ô leur gloire mystique dont ce monde panique S'y brûlerait mon spleen...
Ardeurs Les rafales égrèneraient toutes les voix si l'on s'avisait d'émettre quelque vanité Juillet se veut baiser de braise Bâillons de braise plutôt alors qu'au lointain l'horizon fume Suppliciée dans les sueurs quelle pensée ne se tord Une poudre couleur...
Une toile de Delvaux retrouvé dans un songe une mèche de cheveux dans une boîte de métal un coucher de soleil que le regret ronge un souvenir féal Un chemin s'enfonçant dans la neige une statue de Phidias revenue des enfers un tour de manège un sourire...
Grain de sable dans quel vide glisses-tu alors que la mitraille décapite les fleurs et que les banques vomissent leurs excréments Prisonnier des quatre saisons un faux soleil enchaîne crime sur crime avec pour unique miroir le voyeurisme des politiques...
Je suis beauté obscure enseignant loin des sagesses le chemin de la foudre Je suis vérité absolue suggérant loin des miroirs la parole qui ne passe point Je suis bonté fervente entraînant loin des leurres vers l'unité retrouvée Car je suis le Sens qui...
Il y a une flèche enflammée ai-je dit à la Diane aux longs cils dont le regard aimante le regard de ceux-là que son rêve tourmente quand la lune est bijou sur le noir du lundi Il y a un bûcher où le cri de l'amante désenchaîne en la chair une chienne...
Dans les escaliers se croisent des fantômes dont on ne connaîtra jamais le nom Rien d'ailleurs ne pourrait vraiment les distinguer sous les très louches lumières qui vacillent Les murs tagués n'ont plus de couleur Des fièvres s'entrelacent à des colères...
Une licorne boit le sang des primevères un rayon de satin étreint un souvenir une statue pieds nus marche au milieu des guerres une flaque d'odeur se résume en saphir Une veuve se farde avec l'onguent d'un crime un homme prend la lune à témoin qu'il est...
Or devinez qui met à sac vos mille temples Soleil vessie du jour une aiguille suffit pour crever ton bonheur dans sa graisse confit Et toi minus habens que les démons contemplent sache dans les gravats de l'orgueil ton néant et l'enfer des vertus que...
À la noire beauté soleil de précellence qui déchire des lys pour humer leur odeur et dont le rire insulte à la fade romance en exhibant à tous les fantasmes son cœur A la noire beauté dressée comme une flamme dans la nuit du plaisir où s'irise la mort...
Il pleut il pleut et nulle bergère en vue et ton sourire a la tristesse des temps enfuis des temps enfouis sous la poussière des ossements et ton regard vague du gris des cieux au gris d’un cœur ne battant plus que par habitude et la rue est vide veuve...
En joue et que l’heure enfin se déchire Ici l’ire la colère fabuleuse toujours aux aguets dont tremblent carcasses et muguets roses jonquilles scabieuses Foin de ces petites âmes obséquieuses À genoux salopes au mitan des mouroirs-avortoirs Des abattoirs...
Minuit Meurt décembre Comme nous mourrons C’est tout Voici janvier Et l’hiver Il fait froid Il fait deuil Où es-tu jeunesse Loin là-bas Perdue À jamais Silence Solitude Le bonheur sous la terre Dans la tombe Bientôt la fin L’oubli noir Qu’as-tu accompli...
Sous le silence brut des étoiles à vif la non-amante va de châteaux en décombres recelant dans son cœur aussi dur qu’un diamant un rire dont l’écho fait vaciller nos ombres D’ailleurs quand elle parle au séjour de l’oubli sa voix semble un éclair qui...
Ta beauté c’est le ciel où le soleil se noie c’est le parfum qui rêve à l’apogée du temps c’est le bonheur ravi par l’aigle de la joie c’est la fièvre des blés que cravache l’autan Ta beauté c’est le cri arraché à l’absence c’est le miel de l’été ensemençant...
Au temps de Phoebé n'as-tu pas connu la rose si vive d'amour Son parfum brillait entre tes bras comme un rêve soudain prenant corps Et sur des seins clairs tes lèvres burent l'ivresse des quatre saisons Hécate depuis gorge de sa chair de cendre tes sombres...