Par M. de Saint-Michel
Ardeurs
Les rafales égrèneraient toutes les voix
si l'on s'avisait d'émettre quelque vanité
Juillet se veut baiser de braise
Bâillons de braise plutôt alors qu'au lointain
l'horizon fume
Suppliciée dans les sueurs quelle pensée ne se tord
Une poudre couleur de sang revêt la chair
Car pleut la pluie des flammes-flèches
au vif des crânes échevelés
Oh la torride imploration du cœur
qu'on voudrait arracher du poing
Nulle ombre nulle source
Et la splendeur étouffe étrangle presque
acier chauffé où souffrir s'écroule aride
jusqu'à la consumation des siècles
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