Par M. de Saint-Michel
L’éventail vole à tous les vents. Au silence des morts, un parfum de glycine épouse le sentier. (Vos bonheurs décevants fuient devant la fièvre assassine !) « De braise est juillet » dit soudain la veuve aux yeux d’onyx dont le regard traverse les rêves que jadis cacha dans son jardin. Sa voix n’est-elle controverse? Assurément. Aussi, bientôt, l’air est-il embrasé pour ne laisser que cendre des amours de ce jour… (Châtiment d’Alecto?) « Vos deuils, je n’y puis condescendre. » Oui, saignent les coquelicots en ce flagrant midi; le ruisseau brille - brûle. « La chair s’ouvre à mon chant qu’essaiment les échos de cent frissons. » Vivre s’adule. Au zénith donc soit la splendeur ! Et qu’importe, dès lors, l’exquisité des flèches au ventre de l’été… (Leur atroce blondeur.)
Mille joies en secret allèchent.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog