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Pietro Annigoni: La Belle Italienne (1951)

Pietro Annigoni: La Belle Italienne (1951)
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Mais!

Il n'est question ici d'agora mais bien d'une venelle où soudain Hélios déboule Celui qui parle serait-ce moi ou l'ombre de toi-même envisage qu'il doit mourir Entre les façades puant l'urine et l'orgueil tout songe sombre et cet anonyme cherche vainement...

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Foi de poète

Laissez les mots aller en leur libido belle Ainsi dans le silence où le ciel étincelle s'aimantent les amours aux émois d'absolu fût-ce au noir de la nuit que le néant recèle L'ivresse les ivraies en leurs vertes violences traversent les trésors tremblant...

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L'horriblement belle

L'horriblement belle avait jeté aux égouts gemmes et fourrures et n'avait gardé par-devers soi qu'une philosophie étrangère à tout le siècle Peu lui importaient la brillance d'Hélios les vapeurs de Séléné Refusant d'être dupe de ce qui passe elle s'était...

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D'une lycéenne

Son sourire c'était la gloire que le printemps revêt à perte d'horizon à fleur d'espérance oui c'était le serment au parfum de menthe devant lequel s'émerveillait le soleil et la lune s'avançait à pas de loup Son regard c'était la flèche d'or traversant...

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Nouvelle naissance

Dans l'ocre silence d'un après-midi de juin l'homme échappé de son corps découvre dans l'arène côte à côte la tête aux yeux vairons de Méduse et une clef faite avec quelque flamme du ciel Il s'en empare se moquant désormais du temps avec ses lois-girouettes...

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Un rien d'éternel

Ce soir-là il soufflait un pur vent de légende Dans nos cœurs résonnait le hurlement des loups sur fond de brume bleue Et les bonheurs jaloux tremblaient face à l'amour qui s'ouvrait en offrande Or les premiers flocons tombèrent Comme étoiles nous les...

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Cette façon magique de se tromper soi-même que nous appelons le souvenir. (Stefan Zweig)

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Dizain carré

Criblé le cœur en terre très étrange car joue la muse à sourire ou gémir Comment Le vent lui-même est embrasé comme une torche Ou comme neige nue cruellement glacé Mais des parfums caressent le sol et des mots-soleils crèvent l'oubli tandis que les silences...

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