Par M. de Saint-Michel
Ma tête éclate sur les murs de l'ennui
Les herbes de sang contemplent les étoiles de la mort
dans la cavité moite où brûle la lune
Le déchirement des orages
éclabousse les statues qui marchent
en se tenant la main
pendant que les derniers squelettes gigantesques des papillons de nuit
volent autour de la bougie liquide
Les ombres noient l'amour
la vie n'existe plus
Seuls les miroirs silencieux
sondent la musicalité des reins et des cœurs
dans l'enchevêtrement des corps disloqués
Gérard de Nerval et Antonin Artaud
courent comme des FOUS sur la route infernale
jonchée de cadavres bleus
Plus loin
les anges griffent les arbres à moitié calcinés
avant de se perdre au fond du puits hermétique
receleur des perles éblouissantes du Rêve
et du Saint Graal
A moi maintenant
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